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Coup de coeur coeur
Strasbourg / Haguenau / Vendenheim / Ribeauvillé — Passage le 17/07/2026

Martine, qu'est-ce qu'on boit ?

Finalement, ce n’est pas une étude marketing qui a poussé Martine à établir sa quatrième boutique rue de la Mésange, tout près de la place Broglie, mais bien ce souvenir d’enfance. L’histoire familiale démarre à Haguenau. Daniel, Maitre chocolatier se lance dans la fourniture des professionnels et l’entreprise familiale se déploie. Quand Martine prend la relève, elle ouvre à Ribeauvillé, en complément de Haguenau, puis Shopping promenade à Vendenheim  et maintenant c’est au tour de Strasbourg centre . Dans l’entreprise arrivent Camille et Louis , la troisième génération pendant que le père Claude assure en coulisse.


Martine me propose un chocolat chaud à partir d’une sphère conçue avec une fève de Colombie de la région de Tumaco, une pure origine fruitée agrumes, plus précisément pomelos et clémentine. En fin de bouche arrive un gout de café, c’est un chocolat à 70%. La dessus elle verse un lait d’amande, plus végétal et plus digeste. C’est la tendance qui plait, l’amande va bien avec le chocolat. Mais cela peut se faire avec un lait de vache, c’est traditionnel mais plus riche et apporte de l’onctuosité 
C’est de saison et va si bien avec le Maennele et Saint Nicolas qui arrive.

Martine, qu'est-ce qu'on boit ?

À la une

Christine, qu'est-ce qu'on boit ?
note avec des coeurs
Jura — Passage le 17/07/2026

Christine, qu'est-ce qu'on boit ?

Collaboratrice de Strasbourg Événements, sa première édition lui était présentée comme un salon parmi d’autres, mais avec le vin elle s’est vite prise au jeu et a gravi tous les échelons de la dégustation. Pour se perfectionner, elle a suivi des cours et a beaucoup appris, jusqu’à devenir experte internationale. A son dernier concours, il fallait tester 650 vins. Christine voyage aussi au gré des rencontres viniques, Prague et Berlin prochainement, et elle adore rencontrer de nouvelles personnes, de nouveaux vignerons.


Elle est venue avec un clavelin de chez Tissot, cette bouteille de 66 cl typique du Jura. Un vin jaune, c’est rare, on aime ou on n’aime pas. Curieusement les connaisseurs apprécient parfois ce goût de noix, de safran, ces arômes de l’oxydation naturelle d’un vin sous voile. On parle cuisine, du poulet de la Bresse voisine  évidemment, mais aussi  de coquilles Saint-Jacques déglacées au vin  jaune. Christine est précise et technique, elle a apporté les verres, les épices, les arômes de Lenoir pour une dégustation très professionnelle. 


Très vite, après avoir humé et goûté, on parle de nos connaissances communes dans l’œnologie et dans le Jura, le vin c’est surtout une affaire de relations humaines et ça peut durer. Avant de remballer, elle m’avoue boire du vin jaune tous les samedis, c’est son truc et comme il n’oxyde plus, elle peut garder la bouteille pour les 2 ou 3 samedis suivants. Christine, merci de partager cette passion des vins blancs d’ici et d’ailleurs. 

L’Ours à Mutzig
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Place de la Fontaine, Mutzig — Passage le 17/07/2026

L’Ours à Mutzig

Sur la place en plein centre du bourg, l’hôtel est en pleine mutation. Repris par un groupe hôtelier, les travaux ont commencé par les chambres. En attendant le restaurant en pleine réfection, l’accueil se fait dans la salle des petits déjeuners. Peu visible pour le moment, il fallait trouver l’adresse et la bonne porte en suivant les recommandations du bon pâtissier voisin, Christophe Felder. 
Christophe a détecté une jeune cuisinière arrivée début de l’été qui se prépare à la réouverture du nouveau restaurant attendu pour février ou mars prochain. Romane Esposito, 27 ans, formée à Strasbourg et Avignon chez les grands, piaffe d’impatience et fait ses gammes en attendant de démontrer son talent dans ce nouveau restaurant. 
Une carte courte, bien conçue, laisse déjà augurer une grande maîtrise. Romane ne veut pas se contenter des plats de cuisine traditionnelle, elle s’exprime déjà dans un registre plus personnel. Au menu du vendredi après un soufflé au fromage en prélude, elle ose le maquereau qu’elle accompagne de chou kale et de purée de panais. C’est beau et  goûteux pour un poisson trop souvent négligé,  cuisson parfaite. Les polpettes sur polenta sont une excellente variante italienne du menu proposé à 16 € ou 20 € avec dessert. 
Nous étions déjà conquis par le contenu des assiettes avant de faire connaissance avec Romane et Marie, Marie Poirié étant la directrice de l’établissement. Le duo se prépare pour une belle aventure, elle sont déjà engagées dans la reconquête  d’une clientèle locale. Elles auront très vite  l’outil pour exprimer leurs talents. On restera attentif pour retourner à Mutzig , retrouver Marie et Romane dans un cadre tout neuf. Les prémices sont prometteurs, c’est agréable et on s’est régalé.

A l'Arbre Vert, la « Wertschaft » ou le « bistrot du village » de Marlenheim
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Marlenheim — Passage le 26/01/2026

A l'Arbre Vert, la « Wertschaft » ou le « bistrot du village » de Marlenheim

À l'Arbre Vert, l'ambiance est villageoise, on passe devant le comptoir avant d'accéder à une salle où une fresque représente le mariage de l'Ami Fritz. Si Eckmann et Chatrian étaient nos contemporains, ils trouveraient vite un célibataire pour produire un remake en feuilleton télévisé. L'Arbre vert en serait le cadre approprié. L'accueil est agréable, naturel et sincère, nonobstant la présence du j" magistrat. Mais combien sont-elles ?


Le personnel est exclusivement féminin, on ne détecte aucune hiérarchie, une vraie équipe.
Populaire, c'est donc forcément le plat du jour et nous n'avons nullement rechigné: deux rondelles de saucisson chacun en guise d'entrées servies rapidement et déjà arrive le contre-filet avec son fameux beurre Maître d'Hôtel. J'aurais dû pousser de côté, être raisonnable, mais il était tellement bon. 

 

L'addition pour deux: 44€. C'est presque cadeau avec le sourire inclus. À la carte, du filet de taureau ou un cordon bleu et même du gibier en suggestions, l'embarras du choix. On est bien dans ce cadre villageois où s'entremêlent ouvriers, commerciaux, seniors et dirigeants des entreprises voisines. 

 

La patronne Laurence Anna nous explique qu'elle avait repris l'affaire huit jours avant la fermeture sanitaire de 2020.
Avec son mari, ils étaient pratiquement les seuls à circuler dans Marlenheim et les alentours pour livrer à domicile. Elle a tenu bon et nous semble solidement installée à Marlenheim où elle jongle entre les services du midi et du soir.


Elle accueille aussi des séminaires, des fêtes de famille et organise même des soirées à thème.
Pour la photo, elle appelle toute l'équipe pour ne pas se retrouver seule devant l'objectif, c'est une bonne cheffe d'équipe et ce n'est pas du bavardage marketing, ça se voit.

Le Château du Hochberg
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Château du Hochberg, 2 Rue du Château Teutsch, 67290 Wingen-sur-Moder — Passage le 01/12/2024

Le Château du Hochberg

Le château est lié à deux célébrités, Édouard Teutsch qui l'a construit et René Lalique qui a repris les verreries avant de passer au cristal, mais il est logique d'y ajouter la tierce personnalité contemporaine qui a réhabilité tout Wingen, Silvio Denz : la cristallerie, la villa de René Lalique et le Château du Hochberg. Entre-deux, le lieu était la colonie de vacances des enfants de Bischheim. Nous y étions avec des amis pour revoir le musée, la boutique et le restaurant qui les jouxte. Valérie Boulanger est toujours aussi accueillante et resplendissante, son compagnon Arnaud Barberis, malgré sa blessure récente - il a joué à l'équilibriste - tient bon à la barre du piano et ses casseroles. La vie à Wingen leur réussit bien. Le menu “déjeuner au Château” donne le ton à petit prix, c'est une cuisine de bonté comme disait Émile Jung. Cette générosité est louable et elle attire une clientèle locale, même les mauvais jours, quand on ne peut profiter du grand parc. Jugez par vous-même : la mise en bouche est agréable avec ce melon local en fines tranches dans une vinaigrette tonique à la framboise, réhaussé d'un lard italien. Le veau est préparé comme un tajine en cocotte Staub, c'est goûteux avec des petites olives, des pois chiches et de la semoule à nous redonner envie de Marrakech. Tout cela avec un frais et gouleyant “Croze” de chez Combier. La vie de château à Wingen nous sied bien aussi et se conclut avec des figues en tarte feuilletée surmontées d'une glace pistache. Un bonheur complet à 28 €, que demander de plus. Vu de Strasbourg, ça peut paraître loin, mais le Hochberg, combiné au musée et à la boutique Lalique vaut le déplacement, assurément. C'est un must sur le plan culturel et gastronomique et je n'ose évoquer la Villa Lalique qui nous transporterait dans les étoiles.

Bruno, qu'est-ce qu'on boit ?
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Grendelbruch — Passage le 04/11/2024

Bruno, qu'est-ce qu'on boit ?

On flirte avec les sommets de la gastronomie, de la convivialité dans cette franchise montagnarde à nulle autre pareille. C'était une soirée bouillabaisse, faut le croire à cette latitude et cette altitude, mais Bruno ne recule jamais devant les défis. Ce soir là, avec Éric Senet et quelques camarades, nous avion s gravi la montagne pour humer dans les casseroles le fumet des poissons de roche et se délecter des trois assiettes de bouillabaisse. Tout y était, la soupe avec croûtons et rouille, suivi des poissons, loup, chapon, daurade et rouget, comme il se doit, mais Bruno en rajoute avec du calamar farci et du poulpe dans une troisième assiette plus personnelle. 

En dévissant son Bec Fin, nous avions une pensée amicale pour Jean-Claude Beck, le winemaker alsacien à Seattle. Château Beck est sa production personnelle dans l'étonnant vignoble de l'État de Washington avec un climat particulier bien exposé sur l'autre versant des “Olympic Mountains”. De Marseille et sa Méditerranée à Seattle et son vignoble, l'amitié renverse les montagnes et fait fi des distances. Nous étions à Grendelbruch et nous avions le droit de rêver.

Annette et Bernard Kuentz

Nous sommes d’anciens professionnels de l’hôtellerie-restauration issus du lycée hôtelier de Strasbourg. Après avoir gérer ensemble l’établissement familial, Bernard s’est orienté vers le tourisme, le consulting et le journalisme avant de diriger la maison de l’Alsace à Paris.

Annette a été responsable de l’événementiel  pour une entreprise américaine. Elle organisait colloques, congrès et symposium dans toute l’Europe et même plus loin. Annette est exigeante avec un goût très précis, elle détecte tout ! 

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On paye l’addition et ça change tout

Nous ne sommes pas journalistes et surtout  nous ne sommes pas influenceurs, c’est-à-dire pas de rétribution pour nos écrits qui ne résultent pas d’invitations!  La seule chose qui compte est de partager notre penchant gourmand avec les lecteurs de Maxi Flash  

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