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pictogramme à déguster
note avec des coeurs
2 Rue du 5 Décembre, 68980 Beblenheim — Passage le 17/03/2025

Le Bouc Bleu à Beblenheim

Le bouc sacré était adoré sous le nom de Pan à Mendès, ville d’Égypte. Il était également consacré à Aphrodite, à laquelle il servait de monture. Nous sommes ici face à deux Romains, l’un en cuisine R.Hertrich et l’autre en sommellerie R.Lambert. Ils reprirent ensemble ce joli restaurant, en 2017, aux époux Friess qui l’avaient créé.

Le Bouc Bleu à Beblenheim
2 Rue du 5 Décembre, 68980 Beblenheim
https://www.aubergeleboucbleu.com/
03 89 47 88 21

Nous partîmes vers Ribeauvillé pour retrouver Mathieu et Caroline Furstoss, les sommeliers afin de partager un modeste plat du jour. Patatras, tous les restaurants sur nos tablettes étaient fermés, logique en février, le vignoble a droit au repos ! Obligés de monter d’un bon cran, nous voilà attablés à Beblenheim. Le menu surprise du midi est affiché à 38 €, nous aurions pu rebrousser chemin, mais nous l’aurions beaucoup regretté.
Plat du jour, ici on oublie, c’est de la haute gastronomie sur le chemin des étoiles. D’autant plus que le duo, cité plus haut s’est agrandi, l’orchestration est désormais dirigée par un quatuor avec une magnifique petite musique du jour. Aux deux centurions romains, se sont ajoutés Andréia Patricio et Stephane Durand venant de l’ex Maximilien voisin dont nous avons en mémoire la précision culinaire. On ne vous récitera pas leurs biographies, ils ont appris dans de très belles maisons.
Pour la partition du jour, c’est autour de la carotte bio braisée, houmous de pois chiche, panais et munster en ouverture, suivi d’un filet de canette, jus de viande réduit et condiment au poivron-sésame-cacao, une composition de style allegretto. Et la note finale était une compotée d’agrumes, ananas et fruits de la passion, sablé noisette, sorbet ananas, espuma à la mangue. Excusez du peu pour un déjeuner, il était digne des plus grands.
Évidemment que nous aimons ce genre de guet-apens et nous comptons sur l’indulgence de notre rédac-chef, et la vôtre. Nous vous invitons à vous laisser surprendre à Beblenheim dès que l’occasion se présentera, en précisant pour les beaux jours qu’ils disposent d’une magnifique terrasse.

Publié le 17/03/2025
photo de Bernard Kuentz
Bernard Kuentz

Dernière heure

L’Ours à Mutzig

L’Ours à Mutzig

Place de la Fontaine, Mutzig
Passage le 17/07/2026
A l'Arbre Vert, la « Wertschaft » ou le « bistrot du village » de Marlenheim
La Truite à Illhaeusern

La Truite à Illhaeusern

17 Rue du 25 Janvier, 68970 Illhaeusern
Passage le 04/12/2025
L’Ours à Mutzig
note avec des coeurs
Place de la Fontaine, Mutzig — Passage le 17/07/2026

L’Ours à Mutzig

Sur la place en plein centre du bourg, l’hôtel est en pleine mutation. Repris par un groupe hôtelier, les travaux ont commencé par les chambres. En attendant le restaurant en pleine réfection, l’accueil se fait dans la salle des petits déjeuners. Peu visible pour le moment, il fallait trouver l’adresse et la bonne porte en suivant les recommandations du bon pâtissier voisin, Christophe Felder. 
Christophe a détecté une jeune cuisinière arrivée début de l’été qui se prépare à la réouverture du nouveau restaurant attendu pour février ou mars prochain. Romane Esposito, 27 ans, formée à Strasbourg et Avignon chez les grands, piaffe d’impatience et fait ses gammes en attendant de démontrer son talent dans ce nouveau restaurant. 
Une carte courte, bien conçue, laisse déjà augurer une grande maîtrise. Romane ne veut pas se contenter des plats de cuisine traditionnelle, elle s’exprime déjà dans un registre plus personnel. Au menu du vendredi après un soufflé au fromage en prélude, elle ose le maquereau qu’elle accompagne de chou kale et de purée de panais. C’est beau et  goûteux pour un poisson trop souvent négligé,  cuisson parfaite. Les polpettes sur polenta sont une excellente variante italienne du menu proposé à 16 € ou 20 € avec dessert. 
Nous étions déjà conquis par le contenu des assiettes avant de faire connaissance avec Romane et Marie, Marie Poirié étant la directrice de l’établissement. Le duo se prépare pour une belle aventure, elle sont déjà engagées dans la reconquête  d’une clientèle locale. Elles auront très vite  l’outil pour exprimer leurs talents. On restera attentif pour retourner à Mutzig , retrouver Marie et Romane dans un cadre tout neuf. Les prémices sont prometteurs, c’est agréable et on s’est régalé.

A l'Arbre Vert, la « Wertschaft » ou le « bistrot du village » de Marlenheim
note avec des coeurs
Marlenheim — Passage le 26/01/2026

A l'Arbre Vert, la « Wertschaft » ou le « bistrot du village » de Marlenheim

À l'Arbre Vert, l'ambiance est villageoise, on passe devant le comptoir avant d'accéder à une salle où une fresque représente le mariage de l'Ami Fritz. Si Eckmann et Chatrian étaient nos contemporains, ils trouveraient vite un célibataire pour produire un remake en feuilleton télévisé. L'Arbre vert en serait le cadre approprié. L'accueil est agréable, naturel et sincère, nonobstant la présence du j" magistrat. Mais combien sont-elles ?


Le personnel est exclusivement féminin, on ne détecte aucune hiérarchie, une vraie équipe.
Populaire, c'est donc forcément le plat du jour et nous n'avons nullement rechigné: deux rondelles de saucisson chacun en guise d'entrées servies rapidement et déjà arrive le contre-filet avec son fameux beurre Maître d'Hôtel. J'aurais dû pousser de côté, être raisonnable, mais il était tellement bon. 

 

L'addition pour deux: 44€. C'est presque cadeau avec le sourire inclus. À la carte, du filet de taureau ou un cordon bleu et même du gibier en suggestions, l'embarras du choix. On est bien dans ce cadre villageois où s'entremêlent ouvriers, commerciaux, seniors et dirigeants des entreprises voisines. 

 

La patronne Laurence Anna nous explique qu'elle avait repris l'affaire huit jours avant la fermeture sanitaire de 2020.
Avec son mari, ils étaient pratiquement les seuls à circuler dans Marlenheim et les alentours pour livrer à domicile. Elle a tenu bon et nous semble solidement installée à Marlenheim où elle jongle entre les services du midi et du soir.


Elle accueille aussi des séminaires, des fêtes de famille et organise même des soirées à thème.
Pour la photo, elle appelle toute l'équipe pour ne pas se retrouver seule devant l'objectif, c'est une bonne cheffe d'équipe et ce n'est pas du bavardage marketing, ça se voit.

La Truite à Illhaeusern
note avec des coeurs
17 Rue du 25 Janvier, 68970 Illhaeusern — Passage le 04/12/2025

La Truite à Illhaeusern

Sur le pont, un panneau explicatif parle du village et de la fameuse matelote servie à l’Arbre Vert et à la Truite, les deux anciennes auberges des deux rives. La vue est grandiose et la nouvelle salle de restaurant, parfaitement agencée, bénéficie d’une bonne acoustique ce qui rend le moment à table encore plus agréable.
Mes trois acolytes voulaient de la truite, au bleu ou aux amandes. Pour ma part je me suis laissé emporter par quelques huîtres suivies de quelques escargots avec des girolles et des pâtes fraîches et nous avons arrosé le tout d’un modeste pichet de pinot blanc gouleyant. Ici, le café gourmand est un vrai dessert avec de beaux échantillons faits maison. Nous savions que le bonheur était sur les berges de l’Ill. S’il est somptueux rive droite, il n’est pas moins sympathique rive gauche. Le service aussi est devenu un point fort de la Truite, agréable et avenant sans surjouer, juste ce qu’il faut.
Christophe Poujol est satisfait du résultat après travaux, ça plaît beaucoup, la Truite a franchi un palier et est devenue une table remarquable. Le plat de ce jour, affiché à 12,20€, est un rôti de porc avec chou rouge et knepflas. Même s’ils n’en servent plus beaucoup aux clients qui s’attablent, le service à emporter est prisé des habitants d’Illhaeusern et de Guemar.
Cette fois, nous ne parlons pas de prix ou d’addition, c’était un repas de retrouvailles entre le Nord et le Sud de l’Alsace. La Truite est assurément une très belle adresse. Marie, Christophe, nous sommes heureux d’être revenus.
Pour la petite histoire
L’Ill, un petit nom pour une grande rivière, symbole de l’Alsace qu’elle traverse du Sud au Nord sur 217 km, depuis sa source dans le Jura alsacien à Winkel, elle traverse ensuite les villes et se jette dans le Rhin après Strasbourg . Telle une colonne vertébrale, l’Ill ( Ill-saß , « là où est l’Ill ») a donné son nom à l’Alsace, a façonné les paysages, irrigue une mémoire et parfois menace par ses crues.

Chez Eric à Krautergersheim
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19 Gr Grand Rue, 67880 Krautergersheim — Passage le 07/10/2025

Chez Eric à Krautergersheim

Eric Kernacker a exaucé le vœu des choucroutiers, ils se retrouvent souvent chez lui. La carte est variée, le menu du jour est à 13.90€ avec un œuf mimosa et betterave, une poitrine de veau farcie avec gratin dauphinois. Le plat pouvant être remplacé par un onglet à l’échalote moyennant un supplément de 3€. C’est bon et copieux.
Mais la choucroute, me direz-vous ? Elle est excellente, servie avec la ribambelle de cinq garnitures pour 18,90 €. Nous sommes loin des prix strasbourgeois et il n’y a rien à redire du légume. Le chou est savoureux, encore croquant et légèrement acidulé, l’escorte de charcuterie, lards et collet fumé d’excellente qualité ! Un rapport qualité prix remarquable. Éric a repris l’italien Ciccina début 2025, mais d’où vient-il, ce grand gaillard ?
Passionné de cuisine devenu bon professionnel, il a fait son apprentissage chez Zimmer à la Wantzenau, puis a continué sa route étoilée au Crocodile et au Rosenmeer où il était le second d’Hubert Maetz. Puis, durant 23 ans il était à la Cour d’Alsace à Obernai. C’est la première fois qu’il officie en patron ; il est gérant avec un associé. De sa cuisine, derrière un grand pass, il a l’œil partout et peut orchestrer la bonne marche du restaurant. D’ailleurs ça lui réussit bien, il affiche complet presque tous les jours.
Il teste les soirées à thème : paella, couscous ou côte de bœuf plaisent déjà à la clientèle locale qui en redemande. Éric a trouvé l’adresse où il s’exprime en harmonie avec une bonne équipe.
L’info en plus
La récolte bat son plein, depuis fin juillet on coupe le chou et la choucroute nouvelle se répand dans tous les points de vente. Elle devrait quitter le rayon charcuterie pour trouver ses lettres de noblesse au rayon légume. Elle est terriblement moderne et bienfaitrice.

La pépinière à Woerth
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11 Rue de la Pépinière, 67360 Wœrth — Passage le 08/09/2025

La pépinière à Woerth

Nous devions déjeuner dans le secteur de Woerth. À l’arrivée à la Pépinière, nous sommes intrigués par ce restaurant situé dans une grande bâtisse en lisière de la bourgade et proche d’anciens bâtiments d’entreprise. C’était la cantine d’Alcatel, plus tard, la famille Wender y a tenu le seul restaurant sans alcool. Nous l’avons échappé belle : cet établissement a été repris en 2000 par Olivier Fuchs avec sa compagne balinaise Azura. Vins et bières sont revenus à la Pépinière. Olivier a ajouté l’activité pâtisserie. Un grand comptoir réfrigéré permet aux Wœrthois comme aux clients du restaurant d’acheter des gourmandises à emporter et dans l’après-midi le lieu fait office de salon de thé. Deux pâtissières, Marie et Claire s’activent à la production et approvisionnent également un établissement secondaire à Wissembourg dénommé Café pépinière. Tout cela fonctionne astucieusement. La Pépinière ferme le soir, sauf les vendredis et samedis, et propose des menus pour le dimanche midi. Dans le calendrier elle organise quelques soirées événementielles, mais l’activité traiteur a été mise en veilleuse depuis la période covid.
Et au fait, le plat du jour ? Une galette de pommes de terre avec saumon fumé en entrée, suivi d’un mignon de cochon avec une saucisse de Toulouse comme un cassoulet, 18€. J’y ai goûté, mais j’ai craqué pour une délicieuse tête de veau proposée à 26€.
Le lieu est plutôt sympa, original et atypique. Olivier nous a parlé de son parcours : de Mischler à Lembach, au Patin d’Or à Luxembourg, Dublin, New York ou Lisbonne, un bagage qui lui permet d’élever le niveau quand il le faut !
Pour la petite histoire
Les bâtiments voisins d’Alcatel ont été repris pour du stockage par une entreprise de textile. Son fondateur Patrick Ulm était salarié sur le site. Un jour, dans sa baignoire comme Archimède, il crie : « J’ai trouvé, ce sera Blanc du Nil. Avec ça je vais inonder le monde ». Il distribue maintenant dans plus de 200 points de vente.

Aux deux clefs à Mertzwiller
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21 Rue de Bitche, 67580 Mertzwiller — Passage le 07/07/2025

Aux deux clefs à Mertzwiller

Entre Martigues et l’Autriche, il y a l’Alsace. Angela et Loïc ont trouvé ce compromis pour notre plus grand plaisir. Angela est une Autrichienne de Graz et le revendique jusqu’à sa garde-robe. Loïc a grandi à Martigues, mais avec des attaches alsaciennes par sa maman et ses grands-parents de Mertzwiller.
Ensemble, après leur formation et leur tour d’Europe dans de grandes et belles maisons, les Reigner ont décidé qu’ils feraient leur nid en Alsace et ils ont trouvé un ancien restaurant routier. Depuis seize années, ils peaufinent leur affaire, Les dDx clefs unissent leurs passions entre mer et montagne que l’on retrouve dans l’offre culinaire.
Pour Annette, ancienne de la rue de Lucerne et patronne de restaurant, la corde sensible est le service et depuis notre repas à Mertzwiller, elle ne cesse de dire que c’était la perfection. Autant Angela que les deux serveuses étaient très attentionnées, c’était un zéro faute ! Quel accueil merveilleux.
22,90€ le premier menu, dénommé l’Idée du jour, mais l’idée est donnée : entrée, plat, dessert ! Ce n’est pas une proposition au rabais, rappelant l’ancien routier. C’est beau, élégant, goûteux et plein de délicatesses. Une terrine de volaille, du thon rouge snacké et une crème brûlée en conclusion. À la carte c’est un peu plus cher, et le menu intitulé Cigogne « ce qui nous entoure » est composé de produits locaux. Il est affiché à 48€, mais là on s’élève en gastronomie avec de très belles assiettes, dont un navarin d’agneau avec selle et gigot ou de l’omble chevalier. Le navarin était servi dans une pochette surprise comme un cadeau dressé dans l’assiette. C’était spectaculaire, mais l’essentiel y était, c’était très bon !
Cette auberge du bonheur s’est agrandie avec quelques chambres d’hôtes, elle propose une belle salle et une terrasse pour les beaux jours et le chef s’est taillé une belle renommée avec sa bouillabaisse tous les jeudis et dimanches soir ! Nous reviendrons pour la bouillabaisse à condition qu’en dessert il y ait l’Apfelstrudel et je pousserai le bouchon jusqu’à demander un vin de la Wachau.

Aux deux clefs à Mertzwiller
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21 Rue de Bitche, 67580 Mertzwiller — Passage le 07/07/2025

Aux deux clefs à Mertzwiller

Entre Martigues et l’Autriche, il y a l’Alsace. Angela et Loïc ont trouvé ce compromis pour notre plus grand plaisir. Angela est une Autrichienne de Graz et le revendique jusqu’à sa garde-robe. Loïc a grandi à Martigues, mais avec des attaches alsaciennes par sa maman et ses grands-parents de Mertzwiller.
Ensemble, après leur formation et leur tour d’Europe dans de grandes et belles maisons, les Reigner ont décidé qu’ils feraient leur nid en Alsace et ils ont trouvé un ancien restaurant routier. Depuis seize années, ils peaufinent leur affaire, Les dDx clefs unissent leurs passions entre mer et montagne que l’on retrouve dans l’offre culinaire.
Pour Annette, ancienne de la rue de Lucerne et patronne de restaurant, la corde sensible est le service et depuis notre repas à Mertzwiller, elle ne cesse de dire que c’était la perfection. Autant Angela que les deux serveuses étaient très attentionnées, c’était un zéro faute ! Quel accueil merveilleux.
22,90€ le premier menu, dénommé l’Idée du jour, mais l’idée est donnée : entrée, plat, dessert ! Ce n’est pas une proposition au rabais, rappelant l’ancien routier. C’est beau, élégant, goûteux et plein de délicatesses. Une terrine de volaille, du thon rouge snacké et une crème brûlée en conclusion. À la carte c’est un peu plus cher, et le menu intitulé Cigogne « ce qui nous entoure » est composé de produits locaux. Il est affiché à 48€, mais là on s’élève en gastronomie avec de très belles assiettes, dont un navarin d’agneau avec selle et gigot ou de l’omble chevalier. Le navarin était servi dans une pochette surprise comme un cadeau dressé dans l’assiette. C’était spectaculaire, mais l’essentiel y était, c’était très bon !
Cette auberge du bonheur s’est agrandie avec quelques chambres d’hôtes, elle propose une belle salle et une terrasse pour les beaux jours et le chef s’est taillé une belle renommée avec sa bouillabaisse tous les jeudis et dimanches soir ! Nous reviendrons pour la bouillabaisse à condition qu’en dessert il y ait l’Apfelstrudel et je pousserai le bouchon jusqu’à demander un vin de la Wachau.

Le Stammtisch à Schirrhein
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1f Rue de la Forêt, 67240 Schirrhein — Passage le 12/05/2025

Le Stammtisch à Schirrhein

Nous devions nous rendre à Soufflenheim chez un potier. Au Stammtisch, l’agencement est un peu surprenant, des estrades à plusieurs niveaux, un mixte campagnard entre restaurant à flammekueche et salle des fêtes. Mais c’est surtout l’accueil attentionné qui rassure d’emblée et qui atteste que l’on va bien s’occuper de nous. Annette choisit un burger, un effiburger chiken… « was esch dass ? » Je vous explique : un effiloché de poulet, cheddar et sauce barbecue, avec frites maison. Pour ma part c’est la formule poisson à volonté, du colin et du cabillaud marinés différemment avec riz et épinard.
La formule à volonté est à 15€, le même prix que le plat avec entrée et dessert les autres jours. C’est une nouvelle tendance qui s’installe pour les plats du jour. C’est vendredi et ce n’est plus totalement comme un jour de travail mais on va s’y faire. On apprend qu’en été la formule barbecue à volonté sur la terrasse attire la foule. Après une tarte aux pommes, deux cafés et l’addition, on commence à comprendre. Estelle, la patronne a repris le restaurant il y a un an. En cuisine c’est Valérie sa belle-sœur, ancienne assistante de direction qui a toujours voulu cuisiner, un des fils Génaro est apprenti et l’autre, Enzo, s’occupe de la com. Le papa dirige son entreprise dans le bâtiment. Il y a ici un esprit de famille, bon enfant, affable et surtout une extrême gentillesse. La clientèle est très locale, ça plaît et l’affaire tourne. Ils peuvent réussir, car ils y mettent beaucoup d’eux-mêmes. Ils mériteraient déjà une distinction pour l’accueil, celui qui manque parfois. Estelle, une petite doléance : même si le soir il y a pizzas et tarte flambées, on aimerait encore un peu plus d’Italie chez vous.

La Cour des Chasseurs à la Wantzenau
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47 Fbg du Capitaine d'Alençon, 67610 La Wantzenau — Passage le 17/03/2025

La Cour des Chasseurs à la Wantzenau

Nous y étions à la suite d’un rendez-vous avec la maire, Michèle Kannengieser. Nous étions en chasse d’un plat du jour, mais il faut reconnaître que les restaurants de la « Wantz » sont souvent huppés, nous sommes dans la couronne résidentielle chic. Comme tous les seniors, nous avons versé une petite larme en passant le Fuchs am Buckel en nostalgie du Chalet.
À la Cour des chasseurs, fallait réserver. Le restaurant compte quelque 160 places, plein à midi et sûrement le soir aussi, pour la tarte flambée. Nous sommes dans une succursale du groupe de restauration du couple Lutz qui comprend le Cher Hans à Vendenheim et quelques Anciennes Douanes à Kilstett, Shopping Promenade, Haguenau, Sélestat et Bernolsheim en partenariat avec Jimmy le frère de Roger.
C’est vendredi, c’est jour de poisson avec des beignets de calamars à la romaine, suivi d’un cabillaud à la provençale avec ratatouille, joliment et rapidement servi, le tout pour 16 €. Plus élaboré et un peu plus cher que les plats du jour proposés du mardi au jeudi qui sont affichés à 11,90 € entrée et plat. Le vendredi, le premier menu est dénommé « menu du marché » quoique la ratatouille en février peut laisser songeur.
Pour les viandards, une pièce du boucher est toujours proposée dans l’offre journalière et une carte plus étoffée et variée peut satisfaire tous les goûts. Une parfaite exécution du service, d’une grande efficacité, la barque est bien menée si près de l’Ill. C’est une bonne adresse pour la tarte flambée sans doute, mais aussi pour l’efficacité à midi.

Le Poulailler à Roppenheim
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7 Rue des Bergers, 67480 Roppenheim — Passage le 17/02/2025

Le Poulailler à Roppenheim

Roppenheim c’est aussi un beau village d’un millier d’habitants situé au bord du Rhin, à quelques encablures de l’Allemagne et de l’aéroport de Karlsruhe. Le village comptait trois restaurants, un a fermé et le second n’est ouvert que le soir. Mais la bonne surprise est ce Poulailler, une bâtisse comme neuve, accueillante avec une grande terrasse pour les beaux jours. Elle a été construite en ossature bois il y a dix ans dans la cour de la ferme des parents d’Aurélie. On vous raconte l’histoire : Aurélie travaillait dans l’un des restaurants du village et Yvan son mari était cuisinier dans l’autre, ensemble ils ont monté leur propre affaire dédiée à la volaille. Depuis, ce Poulailler est rempli comme un œuf tous les midis du mardi au samedi. Il propose deux plats du jour. Le soir c’est uniquement du jeudi au samedi avec une carte, mais aussi des tartes flambées.
L’accueil est agréable et le service leste, ça bouge bien pour satisfaire les ouvriers du secteur, le personnel et les clients de l’outlet et les voisins allemands. Boissons et entrées sont servies à table, salade coleslaw ou soupe aux légumes. Pour le plat, il faut se rendre au comptoir, un self avec ses bacs gastros pour garder au chaud et on peut choisir son plat et les accompagnements. Ce jour le demi poulet rôti à 12 € ou le cordon bleu sauce crème et champignons à 14,50 €. Yvan avouera qu’il y a cordon bleu tous les jours, car les clients n’apprécieraient pas d’en être privés. Je dois reconnaître que le poulet rôti était savoureux, moelleux comme on aime. Pour le dessert ce sera une île flottante maison, d’ailleurs ici tout est fait sur place, les carottes et la purée étaient bien goûteuses aussi. C’était tellement bon qu’on a acheté des volailles et des plats à la boutique sur place.

La Melichkann à Jebsheim
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2 Pl. Saint-Martin, 68320 Jebsheim — Passage le 10/02/2025

La Melichkann à Jebsheim

Nous sommes dans le Ried entre l’Ill et le Rhin, les zones humides sont propices à l’élevage. Dans les années 60, Jebsheim comptait davantage de vaches que d’habitants, avec une cinquantaine de producteurs laitiers dans le village. Il n’en reste que deux, dont une ferme modèle, robotisée pour le bien-être des animaux et des exploitants. Pas étonnant que le restaurant se nomme Melichkann qui signifie le pot de lait.
Ici, loin des touristes, mais proches des habitants du cru, l’autochtone Ludovic et sa compagne Olivia ont transformé et personnalisé l’endroit à leur goût. Ils proposent une salle très cosy et une belle terrasse pour l’été. Nappage et serviettes en tissu qui ajoutent une note classieuse à l’agencement. Il faut souligner le confort acoustique trop souvent négligé dans les rénovations.
À table, Olivia nous signale le menu affaires qui est proposé toute la semaine. Il comprend un velouté de potiron suivi d’un rôti de veau braisé au romarin, bien fondant et goûteux, et pour conclure arrive la résurrection du banana split qu’on croyait oublié. Le tout à 19,50 € et la version deux plats à 17 €. La carte est courte, mais permet de diverger vers d’autres envies, dont une appétissante bouchée à la reine aux morilles qui nous convenait parfaitement. Les assiettes de taille XXL, joliment présentées et appétissantes, impressionnent. Le café gourmand est vraiment gourmand ! Encore une belle adresse, assurément, autour de Colmar.
L’info en plus
À la sortie du village, à la Croix du Moulin, un sentier de la paix montre les lieux des combats de la poche de Colmar et Jebsheim, libéré le 29 janvier 1945 après une importante bataille opposant les Français du 1er régiment de chasseurs parachutistes aux Panzergrenadiers allemands.

L’Asparagus à Hoerdt
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16 Rue de la Wantzenau, 67720 Hœrdt — Passage le 27/01/2025

L’Asparagus à Hoerdt

Ici c’est la ferme des Wurmel, et ceci depuis 1810. Jérémy nous raconte l’histoire de sa famille et de la maison avec un attachement très affectueux. Ses grands-parents y fabriquaient encore de la choucroute jusqu’en 2000. La ferme est restée en friche jusqu’à une décision importante. En 2009, avec Gilbert son père, Jérémy transforme les locaux en restaurant. Un chantier de longue haleine avec des matériaux de récupération. Le résultat est remarquable, plaisant et accueillant. L’Asparagus est dédié au légume emblématique de Hœrdt. Cette longue tige printanière a trouvé ici son terrain de prédilection. Mais le restaurant fonctionne toute l’année à midi, sauf les lundis et samedis. La carte est courte et bien équilibrée, entre poissons, viandes et légumes du plat végétarien. À la demande, il y a la possibilité de privatisation le soir. Jérémy aime proposer quelques temps forts comme celui des asperges ou des cochonnailles, ainsi qu’un marché de Noël, version gastronomie.
Question plat du jour, il est ici dénommé le plat express, un peu pour client pressé. Nous prenons notre rôle au sérieux et comme de bons routiers, nous optons pour le plat express : cette semaine une escalope viennoise servie avec des frites et des légumes pour 10,50€. Mais finalement, on ne voulait pas se priver du saumon fumé maison avec blinis et crème aux herbes, servis en hors d’œuvre, comme cela se disait d’antan. Tous les vins sont déclinés au verre, au quart et au demi. Ceci permet de ne pas se priver le midi, le Pic St Loup nous convenait parfaitement. L’escale déjeuner à Hœrdt est possible en dehors de la ruée vers l’asperge !

Storignescht à Hochfelden
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37 Rte de Strasbourg, 67270 Hochfelden — Passage le 09/12/2024

Storignescht à Hochfelden

L’accueil impeccable de Laurent, costume et cravate pour le service, nous confirme déjà le niveau. La carte est alléchante, je repère immédiatement un risotto de frégola sarde avec potimarron, me voilà conquis, ça me plaît déjà. Les clients arrivent et le restaurant se remplit. Le plat du jour est séduisant. En entrée :
poireaux vinaigrette, un peu ferme, mais la vinaigrette est délicieuse, suivi d’un parmentier de canard avec salade verte, et dessert pour 16 €.
Tout est beau et bon, savoureux même. On se régale, aucune critique à formuler. Le couple, Claire en cuisine et Laurent en salle, s’est rencontré au CEFPPA. Après quelques maisons pour se perfectionner, ils se sont mis en piste pour reprendre une affaire ensemble. Devant les prix des fonds de commerce inabordables, ils sont arrivés à Hochfelden il y a quatre ans, dans ce lieu qui a connu l’écueil de deux pizzerias et d’une aventure en direct par le propriétaire. Ils font mieux que de se débrouiller, ils travaillent seuls et n’ouvrent que les week-ends, vendredi et samedi soirs. Laurent se passionne pour les vins et les flambages et vous prépare les crêpes Suzette. Claire teste son nouveau four vapeur et le prochain poireau aura quelques minutes de plus. Sur le plan humain, c’est sans doute mon plus beau coup de cœur depuis que je tiens cette rubrique, ce sont des jeunes valeureux, compétents, ils pratiquent le métier comme ils l’ont appris. Bravo les jeunes, faites-vous plaisir et continuez à nous régaler, vous êtes extra !

Le Château du Hochberg
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Château du Hochberg, 2 Rue du Château Teutsch, 67290 Wingen-sur-Moder — Passage le 01/12/2024

Le Château du Hochberg

Le château est lié à deux célébrités, Édouard Teutsch qui l'a construit et René Lalique qui a repris les verreries avant de passer au cristal, mais il est logique d'y ajouter la tierce personnalité contemporaine qui a réhabilité tout Wingen, Silvio Denz : la cristallerie, la villa de René Lalique et le Château du Hochberg. Entre-deux, le lieu était la colonie de vacances des enfants de Bischheim. Nous y étions avec des amis pour revoir le musée, la boutique et le restaurant qui les jouxte. Valérie Boulanger est toujours aussi accueillante et resplendissante, son compagnon Arnaud Barberis, malgré sa blessure récente - il a joué à l'équilibriste - tient bon à la barre du piano et ses casseroles. La vie à Wingen leur réussit bien. Le menu “déjeuner au Château” donne le ton à petit prix, c'est une cuisine de bonté comme disait Émile Jung. Cette générosité est louable et elle attire une clientèle locale, même les mauvais jours, quand on ne peut profiter du grand parc. Jugez par vous-même : la mise en bouche est agréable avec ce melon local en fines tranches dans une vinaigrette tonique à la framboise, réhaussé d'un lard italien. Le veau est préparé comme un tajine en cocotte Staub, c'est goûteux avec des petites olives, des pois chiches et de la semoule à nous redonner envie de Marrakech. Tout cela avec un frais et gouleyant “Croze” de chez Combier. La vie de château à Wingen nous sied bien aussi et se conclut avec des figues en tarte feuilletée surmontées d'une glace pistache. Un bonheur complet à 28 €, que demander de plus. Vu de Strasbourg, ça peut paraître loin, mais le Hochberg, combiné au musée et à la boutique Lalique vaut le déplacement, assurément. C'est un must sur le plan culturel et gastronomique et je n'ose évoquer la Villa Lalique qui nous transporterait dans les étoiles.

L’Agneau à Pfaffenhoffen
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3 rue de Saverne, Pfaffenhoffen — Passage le 11/11/2024

L’Agneau à Pfaffenhoffen

C’était d’une fraîcheur incroyable, un carpaccio de bœuf séché escorté d’une bruschetta et d’un gaspacho rouge pastèque qui vous emportent vers les trémolos de Vérone. Le sorbet sherry complète merveilleusement l’entrée en matière. Du poussin bien élevé à la ferme Rhinn, tellement dodu qu’on peut dire qu’il a été bien nourri. Suivirent des choux chantilly et un granité en conclusion. On a délaissé le modeste plat du jour pour un festival de saveurs, des mets parfaitement apprêtés pour 29 €. Ce n’est pas une formule jeune ou une formule senior, c’est pour tous ceux qui aiment se régaler les midis en semaine, toute l’année. 
Une cuisine de femme, mais une cheffe bien reconnue et adulée par ses pairs, Fernand Mischler l’a embarquée dans les Étoiles d’Alsace et intronisée aux Maîtres Cuisiniers de France à une époque où ça grinçait encore des dents pour faire de la place aux femmes. Pour  sa formation, Anne est passée chez Bernard Loiseau, Georges Blanc et Alain Ducasse. 
En pleine période des Jeux olympiques, on a découvert le côté sportif des Ernwein. L’oncle Jean Claude était champion de France du lancer du poids en 1962 et Viviane, la sœur, est titulaire d’un doctorat en éducation physique et Maître de conférence à l’Université de Strasbourg ! On vous le disait c’est du haut niveau .

À l’aigle d’Or à Osthouse
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14 Rue de Gerstheim, 67150 Osthouse — Passage le 17/06/2024

À l’aigle d’Or à Osthouse

3 générations et 8 personnes constituent le clan Hellmann. Les hommes en cuisine et les femmes en salle ! Ce n’était pas le cas au début, quand Lise et ensuite Marie Rose cuisinaient. Les choses ont changé au retour de Jean-Philippe, passé à la Tour d’Argent et chez Haeberlin. La carte s’est étoffée et la clientèle aussi, il s’est marié avec Brigitte, une sudiste de Lautenbach. Les Hellmann ont ajouté un bel hôtel tout près et la tribu s’est agrandie : Pierre, le fils, est revenu aussi de Illhaeusern avec Marie, et quelque temps après la fille, Anna, fit mieux encore en revenant avec un cuisinier de l’Auberge, Piétro, un gaillard originaire du Lac de Côme. Et voilà la petite touche italienne sympathique.
Proposent-ils encore le plat du jour ? Avec cette armada de grands cuisiniers ? La réponse est oui !
Marie-Rose, la doyenne, nous installe et nous récite ce qui nous attend : un rosbif de cheval comme d’antan, Annette préfère les ribs en suggestion et pour commencer, un velouté d’asperges, velouté à souhait. Nous voilà partis dans cette cuisine alsacienne intemporelle, toujours appré-ciée. Arrive la coupe de glace maison pour finir, en calice argenté, magnifique. 13,80 € le plat du jour, on a dépensé 35€ par personne, c’est encore abordable.
Fin du repas, on passe par les autres salles et la cuisine, on salue au passage Hélène Heimburger, la grande dame des pâtes d’Alsace qui connaît les bonnes adresses, l’Aigle d’Or est un conservatoire de la bonne cuisine alsacienne. On aimerait dire aux Hellmann, de ne surtout rien changer, de rester comme ils sont. J’ai le sentiment que les choses ne risquent pas trop de tourner au design gastronomique ou décoratif. Si vous allez à Osthouse, surtout, régalez-vous !
Une petite promenade digestive ? Partez de l’église vers du château des Zorn de Bulach, des forêts et des prairies environnantes. Cette balade vous permettra de longer la source phréatique du Bronnwasser ; ainsi que l’Ill.

Le Domaine de Rouffach
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1 Rue Raymond Poincaré, 68250 Rouffach — Passage le 17/06/2024

Le Domaine de Rouffach

Il est composé d’un hôtel spa, géré par sa sœur, d’un restaurant gastronomique, là où tout a commencé pour Philippe, et de la brasserie Julien joliment réaménagée, mélangeant les codes « Art nouveau » et quelques « beaux restes » du dancing qui faisait danser les couples avant l’avènement des boîtes de nuit et du disco, je vous parle d’un temps… De l’époque des parents Bohrer. Quelques vins à la carte rappellent que les Bohrer sont aussi propriétaires de vignes.
Le jeudi, à la brasserie, le plat du jour, c’est couscous. Un couscous de cuisinier, il était goûteux savoureux avec des légumes taillés en bâtonnets, pas trop cuits, une belle semoule, des pois chiches et 3 viandes, poulet, agneau et merguez. Presque royal pour un plat du jour à 10€. Le menu complet avec entrée et dessert est à 14€50. Ce jour il s’agissait d’un wrap au saumon et bibbeleskas et d’une île flottante en dessert.
Le cadre est agréable, le service diligent et la qualité des plats à l’avenant, l’adresse est à retenir. Pour des plats plus traditionnels, mieux vaut y aller début de semaine, du lundi au mercredi ou le vendredi pour le poisson, cette semaine ce fut sandre sur choucroute.
Philippe n’était pas présent, mais on nous affirme qu’il « passe » en cuisine quasiment tous les matins et surtout qu’il goûte les plats avant de vaquer à d’autres occupations. En tous les cas, l’affaire est bien managée avec Aloïse Suzzi à la direction et Arsène Muller au piano, fidèle second depuis 40 ans.
Rouffach est l’ancienne capitale des possessions haut-rhinoises des princes-évêques de Strasbourg : le « Haut-Mundat », constitué par les bailliages de Rouffach. Nombreuses sont les marques de noblesse, oriels, attributs artisanaux et porches ornant les résidences patriciennes et maisons vigneronnes.

Au Bœuf à Hohwiller
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33 Rue Principale, 67250 Soultz-sous-Forêts — Passage le 17/06/2024

Au Bœuf à Hohwiller

Le Bœuf, placé au milieu du village, était un bistrot tenu par les parents, Ernest et Emmy Rott qui proposaient de la « limonaderie » en semaine et quelques plats robustes le week-end. Mais la donne a changé en 2010. Cédric et Allison sont revenus d’un grand tour de compagnonnage entre Saint-Trop’, Saint-Barth’ et Courchevel. Originaire d’Auvergne, Allison est issue de l’école hôtelière de Chamalières. Elle s’est bien acclimatée : trois enfants, un restaurant, des clients et un chef à gérer, il y a de quoi faire.
C’est durant la période covid et ses confinements que le virage a été pris : le décor a été peaufiné et la carte s’est étoffée. Le Bœuf s’est donné les moyens de monter en gamme et les assiettes se font classieuses, alliant au répertoire local des notes plus exotiques. Cédric a cette volonté d’aller plus loin, de titiller les meilleurs dans la gastronomie. Ils sont six en cuisine, et il s’est donné les moyens, le résultat est visible et s’apprécie.
Le plat du jour perdure, il est dans la ligne qualitative de la carte et permet de manger une cuisine fraîche et inventive, à prix modique. Les gens du coin savent qu’ils sont gâtés : un joli pokebowl au poulet en entrée, un lieu jaune au fenouil avec frégola sarde en plat, c’est vendredi et ça ne coûte que 13€. On vous signale aussi le menu
« retour du marché » avec asperges locales, cabillaud ou volaille d’Alsace et kiwi – thé matcha en dessert, tout cela pour 32 €. C’est bon, c’est du solide, bien fait et joliment dressé dans une vaisselle originale. Le service est avenant et le Jurançon sec du Clos de la Vierge nous a séduits. Dans le secteur, on en profite pour revoir Paul Schiellein, un pilier des organisations agricoles et du tourisme rural qui de surcroît est un grand ami des Rott. On a poussé un peu plus loin, à Hunspach et Seebach, comme de bons excursionnistes équipés du GPS.

Le plat du jour – Coté Vigne à Kientzheim
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30 Grand-Rue, 68240 Kaysersberg Vignoble — Passage le 29/04/2024

Le plat du jour – Coté Vigne à Kientzheim

L’histoire de ce restaurant est simple, des parents, les Schmitt Carrer, exploitent un domaine viticole à Kientzheim, ils achètent la maison d’en face en 2004 et y installent un restaurant. Les travaux prennent du temps en attendant que leur fille Marie arrête de bourlinguer, mais en 2011 le résultat est assez bluffant. C’est une belle affaire avec une cinquantaine de places, et pour l’été, une belle terrasse qui fait la jonction entre côté vigne et côté cave.
Les bouteilles ne circulent pas loin entre le domaine et le restaurant, mais regardons d’abord la carte : la formule déjeuner propose deux entrées, deux plats et deux desserts, au choix, 24€ les trois ou 19€ les deux, il y a aussi d’éventuelles suggestions. Le soir, le registre change pour une carte plus variée.
Nous nous répartissons les rôles pour tout goûter : un velouté d’asperges savoureux et un bon et frais taboulé de choux-fleurs, cranberries et concombre avec saumon fumé, fallait juste oser un peu plus d’assaisonnement. En plat, Annette a opté pour le filet de merlu sur sa poêlée de légumes, rien à redire, cuisson parfaite et assiette plaisante. Je n’ai pas résisté au faux-filet au four qui répondait à mon envie. Nous avons partagé une tarte à la rhubarbe dont la saison s’ouvre, adieu l’hiver ! Question vins, évidemment nous avons testé ceux du domaine, un plaisant Sylvaner et un Pinot Noir bien corsé au verre.
La salle était pleine, faut réserver, l’endroit est prisé par une clientèle locale. Le service était agréable et performant. En cuisine, le second Francis Backes tient bon la barre. Il règne une bonne ambiance et personne ne s’aperçoit de l’absence de la patronne qui va pouponner. C’est pour bientôt, c’est le troisième et comme elle le dit si bien : elle a quatre bébés, ses enfants et le restaurant ! Marie, c’est sûr, nous reviendrons pour voir le petit dernier.

Le plat du jour – Kirmann à Epfig
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6 Rue des Alliés, 67680 Epfig — Passage le 25/03/2024

Le plat du jour – Kirmann à Epfig

Lucien a vite appris à récupérer, démonter et remonter les pans en bois, remplir avec le torchis et couvrir de tuiles biberschwanz (queues de castor). Désormais le domaine, bien visible à l’entrée d’Epfig, est constitué d’un bel enchevêtrement de maisons alsaciennes.
Nous y sommes allés avec Steve Risch, le patron de Fortwenger, un habitué du lieu. Steve circule entre Ensisheim, son site de production, Gertwiller le siège historique et Molsheim sa nouvelle chocolaterie avec sa plus récente boutique de vente.
Chez les Kirmann, ses amis, il y a Olivier qui gère le domaine viticole, passé au bio, et qui officie le soir au four à bois pour les tartes flambées, Cécile son épouse qui s’active en salle et gère la déco de l’ensemble, et sa sœur Nathalie qui est en cuisine avec 4 coéquipiers. C’est une ancienne de l’école hôtelière, elle a bourlingué quelques années avant son retour au bercail. N’oublions pas le grand jardin potager où maman Paulette bichonne les légumes qui alimentent le restaurant. Nathalie fait ses menus en fonction des arrivages, les pommes de terre et les oignons ne suffisent jamais.
Au menu du jour : une tartine de rillettes en entrée, un Baeckeoffe, bon et consistant, suivi d’une île flottante. Le plat, avec entrée est à 17€, avec le dessert à 19,50€. L’accueil est parfait et la bonne entente du trio Kirmann fait plaisir à voir. Les 200 couverts ne leur font pas peur, mais au-delà des groupes et fêtes de famille, ils ont renoncé aux autocaristes pour mieux servir et satisfaire leur clientèle locale dans une ambiance plus chaleureuse. L’objectif est atteint.
L’info en plus
Les cœurs sur les faîtières de toit signifiaient qu’il y a une fille à convoiter dans la maison. Ce rituel indiquait alors aux éventuels galants que le père autorisait l’ouverture d’une chasse romantique. Si la belle avait trouvé un séducteur persuasif, ce dernier se devait, pour prouver son amour, de monter sur le toit et décrocher l’emblème.

Le plat du jour – Au tonneau fleuri à Salmbach
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45 Rue Principale, 67160 Salmbach — Passage le 11/03/2024

Le plat du jour – Au tonneau fleuri à Salmbach

Laurent et Nadia Schmoderer, originaires du Val d’Argent, sont venus du Sud. Le chef a fréquenté l’école hôtelière de Guebwiller, puis ensemble, ils ont géré une winstub à Scherrwiller avant de trouver ce tonneau bien éloigné de la route des vins, mais près de la cave de Cleebourg. Ils ont créé le restaurant de toutes pièces et, patiemment, ils ont constitué leur clientèle avec une cuisine goûteuse, exclusivement basée sur le fait maison. En 2008, ils ont tout rénové et donné au restaurant son cadre élégant.
En cuisine : Juliette la fille a rejoint son papa et elle a entraîné Benjamin son compagnon. Ensemble, les trois jouent la partition et vous composent des assiettes magnifiquement travaillées, prenant soin de favoriser les produits frais et locaux. En salle, Nadia, la patronne est aidée de Johanna pour un service affable, leste et agréable, elles ont les yeux partout, rien ne leur échappe.
Au menu ce jour, un croque-monsieur fondant et croustillant à souhait, suivi d’un onglet de bœuf accompagné de légumes, une purée de céleri et quelques fines tranches de rutabaga. Dans la foulée, une tarte à la rhubarbe, pas encore de la saison, mais coiffée d’un excellent meringage. Le tout à 18€, le plat seul étant à 12€. Il y avait aussi quelques propositions alléchantes à prix très doux, des ravioles de grenouilles à 10€, et à faire baver d’envie les végétariens, une jolie palette de légumes avec polenta à 16€. L’assiette est splendide et colorée. Question vins, un assortiment bien diversifié au verre, des vins servis en présentant la bouteille.
En fait, tout nous plaît, jusqu’au tonneau qui est effectivement fleuri. C’est harmonieux et de bon goût. Le week-end, la carte change et s’étoffe un peu. Notez-le, pour les beaux jours, à Salmbach, il y a une belle terrasse et dans les environs, à redécouvrir, les magnifiques villages de l’Outre-Forêt.

Au Soleil à Wettolsheim
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20 route Sainte Gertrude, 68920 WETTOLSHEIM — Passage le 12/02/2024

Au Soleil à Wettolsheim

Une belle maison, une affaire de famille, de mères cuisinières, Marie-Madeleine, la grand-mère, puis Claudine la maman qui a cédé la place au fourneau à son fils Guillaume, mais qui poursuit en salle avec son mari André, très attentionné pour tous les clients. Ici c’est une maison du bonheur, une accueillante auberge de campagne, Au Soleil est devenu hôtel avec spa et piscine. Bien nommée, dans cette grisaille de janvier, il y avait un rayon de soleil sur le secteur.
Passons aux choses sérieuses, Guillaume propose toute la gamme des spécialités alsaciennes, sans chichi ou fioritures. Il est allé à bonne école, chez Gilbert Koehler au Cheval Blanc à Westhalten, puis à Colmar chez Patrick Fulgraff. L’ardoise est prometteuse avec l’embarras du choix. Annette se laisse tenter par le pot-au-feu, Marie par les rognons de veau et pour la rubrique, j’opte pour le plat du jour, une blanquette de veau qui est l’un de mes plats préférés. La blanquette a horreur de l’insipide, avec trop d’eau dans la sauce. Ici, précédée d’un consommé Célestine et ses petites lanières de crêpes et suivie d’une excellente génoise à l’abricot. Le tout pour 15€, cela incite à bifurquer en contournant Colmar, c’est le bon plan pour bien se restaurer !
Marie en profite pour nous faire goûter son pinot gris, parfait avec ma blanquette, et cela nous a permis d’aborder tous les sujets du vin d’Alsace en particulier et de l’Alsace en général. Pas de nostalgie, dehors en rentrant il y avait un arc-en-ciel, quel symbole pour un avenir radieux !
Wettolsheim, la plus grande commune viticole du Haut-Rhin était protégée par les sentinelles de la route des cinq châteaux : les trois d’Eguisheim : Wahlenbourg, Dagsbourg et Weckmund, le Hagueneck sur le ban de Wettolsheim, le majestueux Hohlandsbourg et la tour du Pflixbourg. Mince, il y en a 6… Faut vraiment boire avec modération !

Le plat du jour – Au Bœuf à Sessenheim
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1 Rue de l'Église, 67770 Sessenheim — Passage le 29/01/2024

Le plat du jour – Au Bœuf à Sessenheim

C’est devenu monnaie courante chez les chefs étoilés : proposer des formules déjeuner à prix modéré. Mais Yannick Germain est allé plus loin avec une salle dédiée et une table unique fabriquée à partir d’un demi-tronc de chêne massif. Elle peut accueillir 14 personnes. Petite confidence, la salle peut être privatisée pour de bonnes et franches tablées. L’endroit est un bon plan pour les jeudis, vendredis et même samedis midi. La réservation via internet fonctionne.
Belle table d’exception avec une formule incroyable à 26€: un amuse-bouche qui fait largement office d’entrée, un œuf coque façon mimosa avec saumon fumé, pomme fruit et céleri. Ceci précéda la joue de porc ibérique copieusement servie avec des spaghettis maison. Comme dessert, une tarte tatin revue par le chef ! Vous en avez pour votre argent, en qualité et en quantité avec un service attentionné assuré par un jeune homme qui a quitté la mécanique pour le service, avec déjà le bagout nécessaire pour s’entretenir avec les clients.
Le plat du jour, la joue de porc ibérique servie avec des spaghettis. . ©dr
C’est comme un restaurant à plat du jour, mais avec le style et l’élégance du grand restaurant. Question vin, nous nous sommes fait plaisir avec un Saint Joseph et un Côte de Beaune, aux prix un peu costauds, nous aurions pu ou dû regarder de plus près ou nous abstenir. Bref, l’année commence sous les meilleurs auspices, loin des intentions « dry », nous étions heureux by Yannick !
Le chef représente la quatrième génération dans cette auberge villageoise qu’il a hissée au niveau de l’étoile Michelin depuis 2015. Il a totalement transformé les lieux, ajoutant des chambres de grand confort et créant son espace Stammtisch tout en préservant le caractère authentique de la belle maison à colombages. Très impliqué localement, Yannick a confié les travaux à des talents locaux tels Denis Spielmann, le métallier d’Obermodern et Yannick Imbéry, décorateur d’intérieur à Soufflenheim.
Pour la petite histoire
C’est en 1771 qu’une idylle est née entre Johann Wolfgang Von Goethe, alors jeune étudiant à Strasbourg et Frédérique Brion, la fille du pasteur de Sessenheim. Elle ne durera pas : « Frédérique m’avait aimé beaucoup mieux que je ne le méritais », avouait l’auteur.
Sessenheim cultive encore l’amourette, un musée y est consacré dans le restaurant, mais il est envisagé de le déménager dans un bâtiment plus approprié.

 Anatable à Dinsheim sur Bruche
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69 Rue du Général de Gaulle, 67190 Dinsheim-sur-Bruche — Passage le 22/01/2024

Anatable à Dinsheim sur Bruche

Cela fait 12 ans que Joan Schmitt s’est installé ici, juste au-dessus de Mutzig. Son étude de marché a été vite bouclée. Sa résidence personnelle se trouvant à Still, il a constaté qu’il y avait peu de solutions pour bien manger dans les parages. Il prit la décision de combler cette lacune. C’est une affaire qui tourne avec les entreprises du coin, entre Alsapan et Siat, patrons et salariés ont vite trouvé où réserver pour leurs repas d’affaires, les déjeuners entre collègues avec plat du jour avec ou sans ticket resto. Il faut réserver, car le resto fait le plein hiver comme été où l’on profite de la belle et grande terrasse. On y croise souvent la Maire du village, Marie-Reine Fischer, bien connue dans le tourisme, ou Christophe Felder, le pâtissier, grand auteur d’entremets et de best-sellers.
Joan Schmitt s’est entouré d’une belle équipe en salle comme en cuisine, ce qui lui permet d’être ouvert tous les midis. Il ne ferme que le dimanche, lundi et mardi soir. Il peut aussi se permettre de partir en voyage ; les cuisiniers et les serveurs prennent les manettes. Mais venons-en au fait, le plat de ce jour, récité en style opérette par Thierry, le maître d’hôtel : en entrée, ce sera houmous avec Gambas au curry, suivi d’un dos de Colin aux macaronis rangés comme un stère de bois. C’est la jolie assiette du vendredi, jour de poisson, tout ça pour 11€. Annette s’est carrément laissé transborder dans le Piémont italien avec un vitello tonnato, servi ici en plat de résistance. On aurait aimé des tranches coupées plus fines, mais le tout était bon et savoureux. Question vins, de belles propositions au verre : un Faugères pour Annette et je suis parti taquiner un chardonnay du Nouveau Monde, petite entorse à mon addiction alsacienne.
Joan propose de grands classiques et aime naviguer culinairement vers les rives italiennes et asiatiques pour mettre un peu de peps dans son quotidien. Les bases sont bien là : apprentissage à la dure chez Fernand Mischler et une longue collaboration avec Jean Noël Dron, ouverture du Flo à Strasbourg et puis chez Annie au Pont des Vosges, ainsi qu’en famille au Petit Max. Ce pur cuisinier strasbourgeois s’est bien acclimaté à la Bruche et à ses habitants.
Anatable, le nom du restaurant est la contraction de « Ane à Table » provenant du sobriquet des habitants de Dinsheim, désignés ânes dans des temps très anciens, bien avant les smartphones.

Zum Loejelgücker à Traenheim
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17 Rue Principale, 67310 Traenheim — Passage le 06/11/2023

Zum Loejelgücker à Traenheim

L’excellente renommée pour ses plats traditionnels, ses tartes flambées et sa prestation en menu du jour, l’auberge était complète, il fallait réserver. Au menu, une salade de saucisse et choux rouge en entrée, et pour suivre un Baeckeoffe de poissons, choisi par Annette. Il était joliment présenté avec son mix de légumes et pommes de terre. Il était goûteux et vineux à merveille. J’ai opté pour les rognons de porc finement émincés, sauce madère avec haricots beurre et pommes sautées. Je me suis aventuré dans leur dégustation et je dois reconnaître qu’ils étaient fort bien dégorgés, d’un goût pas trop prononcé, ce qui est souvent le défaut de ce plat. 12€ avec entrée et 10 € sans. Nous avons succombé aux desserts proposés avec café en supplément à 5,90€. Au choix, tarte aux pommes, tarte chocolat et banane ou île flottante. Nous avons partagé la tarte aux pommes et l’île flottante, Annette avait versé la crème anglaise autour de la tarte comme un Apfel strudel. Un pichet de Pinot noir de la cave Dagobert tout près accompagnait fort à propos tout le déjeuner. Faut reconnaître que les bons faiseurs des alentours figurent tous sur la carte des vins.

C’est une belle et bonne auberge où Claude Fuchs diffuse du bonheur depuis sa cuisine visible de la nouvelle entrée, celle-ci est un bon présage pour se laisser chouchouter à table. Ça fait plus de 20 ans que ça dure et cela se sait dans les parages !

Pour les non-dialectophones, le Loejele est un petit tonnelet permettant d’emporter la dose quotidienne de boisson pour une journée de labeur dans les vignes. En principe, un vin résiduel coupé d’eau. L’ouvrier agricole posait son loejele en haut de rangée sur le coteau et bêchait un rang complet avant d’étancher sa soif. De nos jours de tels procédés seraient totalement prohibés, la gourde ou la bouteille plastique accompagnent désormais le travailleur, en principe assis sur son tracteur ! Et le … gücker ? Késako ? C’est celui qui regarde dans le Loejele opaque pour vérifier la quantité de liquide qui y reste : le Loejelgücker !

Le plat du jour à l’hôtel-restaurant Oberlé de Kilstett
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11 Rte Nationale – Kilstett — Passage le 23/10/2023

Le plat du jour à l’hôtel-restaurant Oberlé de Kilstett

S’il y avait un prix ou un concours de l’accueil, je suis convaincu que les sœurs Oberlé, Stéphanie et Caroline, auraient toutes leurs chances. Ce duo virevoltant en salle trouve pour chacun le bon dosage chaleureux, attentionné et prévenant, et tout ça sans gaspiller de temps, car d’autres clients attendent. C’est beau à voir. Il y a aussi le sens du détail dans la mise en place, jusqu’aux fleurs fraîches sur chaque table joliment nappée. C’est service compris et quel service !

Au plat du jour, avec entrée et dessert à 16 € ou avec l’un ou l’autre, à 14 €, il y avait en entrée des gnocchis à la romaine, puis un jambon braisé vinaigrette, servi comme une tête de veau avec carottes et pommes anglaises. Annette a envie d’un onglet à l’échalote à
18,50€, copieusement servi avec frites et salade. Les desserts, simples mais « faits maison » font toute la différence; tarte aux pommes, crème caramel et glace. On ne résiste pas, on prend les trois, en petites portions ! Magnifique, rien à critiquer, on est conquis par cette ambiance de bonne auberge familiale avec une bonne cuisine. Chez les Oberlé, l’activité est aussi hôtelière, 25 chambres pour les besoins des entreprises alentours, mais aussi pour les golfeurs, cavaliers et cyclotouristes et… visiteurs des marchés de Noël ! À l’automne c’est aussi une bonne adresse pour le gibier, avis aux amateurs.

Au Bon Coin de Wintzenheim
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4 Rue du Logelbach à Wintzenheim — Passage le 02/10/2023

Au Bon Coin de Wintzenheim

Nous devons faire un aveu : nous n’y sommes pas allés pour le plat du jour, mais plutôt pour le verre du jour et pour cela, il fallait feuilleter l’immense carte des vins. Gilles Haeffelin exploite le restaurant familial avec son frère Thibaud en cuisine. Il en est le responsable de salle, mais aussi le sommelier agissant en polyvalence entre le restaurant et la winstub, plus précisément le bar-tabac-loto du village. Il change de voix et devient lyrique dès qu’il parle de sa cave. 15 000 bouteilles y sommeillent et attendent ceux qui sont prêts, comme nous, à dépenser un peu plus pour bien boire que pour bien manger.
Revenons à notre rubrique. Le plat de ce jour était une darne de saumon dans une sauce au vin avec son ramequin de riz, proposé à 9 €. Avec l’entrée, l’œuf mayonnaise simplissime qui le précède à 10€. Annette a opté pour une escalope de veau à la crème servie avec frites et salade à 16 €. Elle était particulièrement indulgente et me laissait ausculter cette carte en 2 volumes, récompensée en 2018 par la Revue des Vins de France ! À côté des centaines de jolis flacons, Gilles propose aussi quelques vins intéressants au verre, notre grand plaisir du jour.
Pour moi, un magnifique Riesling Clos Sand 2015 de la discrète mais intéressante maison Barmès Buecher. Le vin a déjà 8 ans, mais il est encore en pleine jeunesse. Pour Annette, le choix était Montcalmès 2018, un Languedoc provenant des terrasses du Larzac.
Cette fois, le vin a pratiquement coûté aussi cher que le plat du jour. De ce fait, pour finir notre déjeuner, nous n’avons partagé qu’une seule portion de tarte aux quetsches, issues du verger du restaurant.

Sundhoffen – De l’autre côté du périf… de Colmar, Bim Udsala
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Bim Udsala. Boucherie Fernand Lang 12-14 rue de la Liberté 68280 Sundhoffen. — Passage le 11/09/2023

Sundhoffen – De l’autre côté du périf… de Colmar, Bim Udsala

Nous sommes à quelques encablures de Colmar et de ses zones d’entreprises, à Sundhoffen, le début de la Hardt qui s’étend jusqu’au Rhin. Pour déjeuner, on nous a recommandé ce restaurant-boucherie, une double activité plus que complémentaire, imbriquée l’une dans l’autre qui permit ici de poursuivre l’approvisionnement en viande locale, c’est cela qui nous a motivés. Le plat du jour est à 11€, mais peut subir des petites variations. On peut aussi dévier vers des plats canailles comme la tête de veau ou la bouchée à la reine à prix abordable,16.90€. Pour les enfants c’est Byzance, le choix entre 3 plats, c’est rare, faut le dire aux familles ou aux grands-parents.   C’était un jour d’été très chaud, d’ailleurs la terrasse était désertée. Au plat du jour, il nous était proposé des fines tranches de filet de porc tiède à la vinaigrette et fleur de sel avec de petites salades de chou, carotte et betterave. De la fraîcheur de circonstance, c’était goûteux, sans lourdeur. Sur le site internet, subsistaient encore les propositions de février où l’on a pu constater l’adéquation aux saisons, il y était proposé du jambon braisé, des Fleischkierla avec choucroute ou du bœuf gros sel. Tout cela nous incitera à revenir en hiver.

Assurément, nous étions à la bonne adresse, là où les salariés des entreprises colmariennes comme les céréaliers du coin se donnent rendez-vous. Dominique  nous a précisé qu’elle accueille de plus en plus de touristes, attirés à Sundhoffen  
 

Aux Berges de la Moder à Schweighouse
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8 rue de la gare à Schweighouse sur Moder — Passage le 11/09/2023

Aux Berges de la Moder à Schweighouse

Nous arrivâmes tôt, midi et quelques, mais déjà la salle se remplissait, le service était leste et bien orchestré par… « la » maître d’hôtel qui donnait le ton. Nous fûmes surpris par les belles nappes blanches et serviettes en tissu, ça se fait rare. On vient ici pour quelques plats symboliques comme les rognons de veau, le cordon bleu qu’il faut savoir attendre, la bouchée à la reine. Les assiettes sont bien remplies et les prix peuvent paraître cléments, lorsqu’on vient de la capitale… européenne. C’est aussi le cas de la carte des vins, bien sélectionnés dans tous les vignobles, mais logiquement Cleebourg est mis en avant.  

Le plat du jour était un burger avec frites et une sauce maison remplaçant admirablement le sempiternel ketchup. Jolie assiette d’entrée, rillettes de saumon appétissantes ; 13 € 50. Annette a testé le burger, me laissant opter pour les rognons. Belle surprise, le burger était bon, le « buns » bien moelleux, tendre ; on percevait une viande de qualité, bien meilleure que celle proposée par les succursales à burger dites haut de gamme ! Le rognon ? Parfait, bien rosé et goûteux avec légumes frais et spaetzles ! Rien à critiquer ! Aux manettes, Mike et Lucas, deux cuisiniers qui ont un peu bourlingué jusqu’en Australie avant de s’installer ici il y a six ans. On est allé les voir. Lucas était en « mission traiteur », mais Mike a répondu sans fanfaronner à notre questionnement : passage chez Robuchon et Haeberlin et formé par Mischler à Lembach. Je vous disais bien qu’on ne s’était pas trompés.

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